Description
Je reçois « Équation pour une femme sans sexe », alors (pensées/rêves…) « Jour rêvé pour un poisson banane », pourquoi ce souvenir du titre recueil d’un poète Américain J.D Salinger dont nous discutions Franc Bouillon (mon compagnon de l’époque) lors de nos longues conversations littératures et arts. Pensée qui m’est venu à l’esprit dès la première lecture du manuscrit de Marc intitulé alors de ce titre, le garder en faux titre, un titre en plus. Le titre retenu par l’auteur est bien un peu plus long « Il neige des seins dans le collant de la femme-acrobate ». Cela vaut bien le rêve d’un poisson banane et, pour l’homme que je suis la femme reste une équation toujours non résolue, équation mal formulée.
Un désordre/réordonné ; un nouvel ordre né de l’écriture automatique, des rêves et du quotidien.
Ces petites gravures dans un même cuivre ne mesurent que 3x5cm Ndé
Notes explicatives de l’auteur.
Il neige des seins dans le collant de la femme-acrobate
Ou
«Équations pour une femme sans sexe»
Il neige des seins dans le collant de la femme-acrobate forme un ensemble de fragments écrits à la fin du siècle dernier en une seule fois que ce soient un tableau charnel (1-16), une chute de neige (16-17) une passante (23–24), ou des rues (26-27), dans une forme d’automatisme verbal où les mots donnent l’estocade, en une corrida verbale qui rappelle aussi le moment ou le fleuret fait mouche, et celui où l’on découpe au sang le canard à la Tour d’Argent.
Comme toute parole qui affleure de la nuit de l’inconscient, ces fragments qui dépassent rarement quatre lignes décrivent des actes qui pourraient passer pour «sadiques» (incision, blessure, déchirure, supplice, étranglement) s’ils n’étaient simplement ceux de l’amour transfigurés par l’analogie, la métonymie ou la simple coïncidence. Ces «fragments d’un discours amoureux» (mais sans conversation ni flux verbal) ont une origine vivante et vécue, un sédiment autobiographique et sentimental qu’il n’est pas nécessaire de connaître pour être appréciés.















